Navigation



Communiqué de presse du 19 février 2016

La fusion LafargeHolcim avait déjà entraîné des suppressions de postes en raison des synergies voulues par les 2 groupes. La France, la Suisse, l’Espagne et l’Autriche avaient déjà payé un lourd tribut. Mais voilà que d’autres menaces pèsent sur l’emploi.


Alors que les groupes avaient annoncé que les sites de production de seraient pas touchés, des procédures de réduction d’activités se succèdent en France, en Belgique et en Italie, entraînant des modifications importantes dans les circuits d’approvisionnement du clinker, mais surtout des pertes d’emploi. Pour le groupe LafargeHolcim, cette situation est liée au contexte de la construction en Europe. Pour les membres des comités européens, elle est aussi due à la recherche d’économies liées à la fusion.


L’autre menace sur les emplois est imputable au déploiement du centre de services partagés à Kosicé en Slovaquie. Cette initiative avait déjà été engagée par Holcim et va s’étendre désormais à LafargeHolcim. Les membres des comités européens avaient condamné cette initiative de service partagé à Kosicé, visant surtout à une meilleure optimisation sociale.
Si on ajoute ces 2 situations, ce sont des centaines d’emploi qui vont être mis en cause dans les prochains mois.


Pour ces 2 circonstances, les Comités Européens ont demandé l’ouverture d’une procédure d’information/consultation. La direction a accepté sur le centre de services partagés mais se refuse à le faire sur les réductions d’activités considérant qu’il s’agit d’opérations nationales.
La réunion programmée le 29 février permettra d’y voir plus clair sur les intentions de la direction mais les membres des CEE ont déjà prévenu qu’ils auraient recours à l’arbitrage si la direction se refuse à contester la notion de transnationalité pour les réductions d’activité qui ont des répercussions dans toute l’Europe.

pdfCommuniqué FNCB-CFDT du 19 février 2016 : LafargeHolcim : l’emploi menacé en Europe