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Communiqué de la FNCB-CFDT du 1er juillet 2021

Bien que les résultats du groupe ont été remarquables, depuis plusieurs années et encore en 2020 malgré la crise, Eiffage persiste à favoriser la rémunération du capital sans considérer les salariés à leur juste valeur. Le dialogue social est réduit à son plus simple appareil ! Et pourtant, les transformations qui s’engagent aujourd’hui ne pourront être acceptées qu’avec un dialogue social de qualité, les souhaits des salariés entendus et pris en compte et les partenaires sociaux respectés !

pdfCommuniqué FNCB-CFDT: Coup de poignard dans le dos du dialogue social chez EIFFAGE

Alors que le monde et la France traversent une crise sanitaire sans précèdent, doublée d’une crise économique qui en découle, la CFDT du groupe EIFFAGE appelle à un sursaut social permettant de mieux amortir des défis imposés par le groupe dont les effets déjà perceptibles sur l’organisation et les conditions de travail, ce qui impose la reconnaissance des représentants du personnel pour un dialogue social loyal et de qualité.
Mais le compte n’y est plus. Les dirigeants d’Eiffage ne partagent pas cette vision et veulent imposer leur modèle social et leur vision du dialogue social.

Alors que les ordonnances Macron avaient pour objectif affiché de permettre un dialogue social loyal de proximité, cela reste une chimère chez Eiffage :
- Les informations transmises sont extrêmement limitées, triées et souvent en dessous de ce que prévoit la loi, ce qui reflète un manque de transparence.
- Les consultations ne sont que des informations puisque les décisions sont toujours prises en amont, de manière unilatérale, ce qui reflète un manque de dialogue et de confiance.
- Le parcours professionnel des élus reste un sujet de discrimination. Les représentants sont perçus comme un mal nécessaire quand ils devraient être considérés comme un atout, une valeur ajoutée.
Bien que les résultats du groupe ont été remarquables, depuis plusieurs années et encore en 2020 malgré la crise, Eiffage persiste à favoriser la rémunération du capital sans considérer les salariés à leur juste valeur.

Les représentants constatent à regret que la course au profit par tous les moyens est toujours la règle : refus de distribuer la prime Macron en fin d’année, refus d’indemniser les frais professionnels liés au télétravail, politique salariale limitée au strict minimum, seuls les cadres dirigeants sont motivés par plusieurs niveaux de rémunération, disparités géographiques, professionnelles et catégorielles sur la redistribution des fruits de l’entreprise, …

Le dialogue social réduit à son plus simple appareil !
Pour preuve, la Direction Générale impose une nouvelle formule de calcul de l’intéressement complètement contraire aux positions et revendications syndicales !

En effet, l’évolution de la formule va à l’inverse d’une meilleure répartition de la richesse réclamée par le syndicat, se montrant défavorable aux bas salaires, et intègre une prime « prévention » basée sur les résultats de la sécurité dénoncée par les syndicats qui craignent une aggravation du camouflage des accidents du travail, pratique déjà signalée de longue date par les représentants du personnel dans certaines entreprises du groupe.

Les transformations qui s’engagent aujourd’hui ne pourront être acceptées qu’avec un dialogue social de qualité, les souhaits des salariés entendus et pris en compte et les partenaires sociaux respectés !