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Communiqué de presse du 27 mai 2019

SOCOTEC EQUIPEMENT sas (filiale du groupe SOCOTEC) met en place un plan de sauvegarde de l’emploi visant 85 salarié.es administratifs de l’entreprise. Cette filiale n’a pas encore fait l’annonce officielle en réunion de CSE (28 mai), que les bénéfices annoncés sont florissants. La rentabilité passe de 5,2 à 7,2% de 2017 à 2018, pour un chiffre d’affaires de 140 M€.

pdfLes élus CFDT SOCOTEC EQUIPEMENTS sas tirent la sirène d’alarme !

En juin 2018 SOCOTEC France a été découpée en 5 Filiales : Socotec Construction, Socotec Équipements, Socotec Environnement, Socotec Formation et Socotec Gestion.

Aujourd’hui la filiale Équipements est la 1ère touchée par un PSE avec une suppression de 85 postes administratifs sur 43 agences françaises situées en métropole. Cette décision et SANS AUCUNE concertation AVEC LES ELUS fait craindre le pire pour l’avenir des autres filiales et à court terme.
En effet, le Président du groupe SOCOTEC, Hervé MONTJOTIN, met ici en œuvre ces méthodes déjà employées dans le cadre de ses anciennes fonctions (ex PDG de Norbert Dentressangle et XPO Logistics) pour découper un groupe en filiales, afin d’y faciliter les PSE et/ou futures ventes. Rappelons que ce dernier a reçu en 2017 le PRIX SPÉCIAL DU JURY DES 100 JOURS, pour avoir appliqué, dixit " les principes de gestion de crise et d’urgence à une société qui n’était pourtant pas en crise"…

Cette recherche de dividendes maximale est réalisée au détriment de la pérennité de l’entreprise et de l’emploi. Le climat créé par le management actuel, alors que la société croît, conduit à une fuite préjudiciable des compétences.


Déjà en 2017 un Plan de Départ Volontaire Autonome a été mis en place afin d’inciter les départs des administratifs de l’entreprise. Plan jugé insatisfaisant par la direction car n’ayant pas atteint le quota requis : 58 départs sur 93 souhaités, mais diminuant quand même de 5 millions ses charges en 2018.

La CFDT peut cependant s’interroger sur la légitimité de ces départs quand ces personnes expérimentées auraient pu, s’ils elles avaient été formées et mieux dirigées, apporter une contribution utile au développement de l’entreprise.
Les représentants CFDT s’insurgent de cette décision purement économique sans qu’il n’y ait eu au préalable de dialogue potentiellement constructif pour faire évoluer en interne les compétences des personnels concernés.