Navigation



Les réformes de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue, la reprise économique dans le secteur, les nouveaux rôles confiés aux régions, sont autant de facteurs qui vont impacter l’évolution de la formation par l’apprentissage dans les secteurs d’activités de la construction et du bois.

Le désengagement des entreprises et des jeunes pour les formations traditionnelles doit conduire les partenaires sociaux à réorienter la formation dans nos secteurs d’activité vers les besoins des entreprises en matière de compétences et de fait vers le développement de formations accédant à des titres professionnels qui permettront une meilleure insertion dans la vie active notamment pour le niveau V.

Les branches de l’ameublement et des carrières et matériaux s’appuient sur des CFA gérés directement par les Chambres patronales dans le cadre d’organismes privés (écoles ou CFA). Quant aux géomètres, ou aux topographes, ils s’appuient sur l’Education Nationale notamment pour les formations de niveau III.

Dans le secteur du BTP, 67500 apprentis sont organisés dans 118 CFA dont 77 CFA gérés par des associations régionales paritaires gérées par les organisations syndicales et les organisations patronales.
3200 salariés forment à 27 métiers du BTP, sur un panel de 100 diplômes du niveau V au niveau I, avec un taux de réussite de 80% aux examens.
De 2008 à 2017, le nombre de contrats d’apprentissage a baissé globalement de 33% mais pas de façon uniforme :
• Baisse de 50,5% sur les niveaux V (CAP-BEP-Mentions complémentaires)
• Baisse de 3,7% sur les niveaux IV (BP – Bac Pro)
• Augmentation de 207% sur les niveaux supérieurs (Niveau III – II et I).
Le désengagement, à la fois des entreprises et des jeunes du niveau V (formations traditionnelles du BTP) est très net depuis plusieurs années.
Cela génère des difficultés pour les CFA du Réseau. C’est pourquoi les partenaires sociaux ont décidé en 2014 d’élargir le champ d’activité du Réseau CCCA-BTP en l’orientant aussi vers la Formation Professionnelle Continue.

La prochaine réforme sur l’apprentissage va également impacter le fonctionnement de ce réseau à travers le financement au contrat. Cela va induire des difficultés conjoncturelles et organisationnelles pour les CFA de petites tailles dont le financement sera directement lié à l’activité des entreprises (fort risque de mise en place d’un seuil de rentabilité contrairement à la volonté de proximité pour les entreprises et les jeunes qui jusqu’alors était privilégiée).