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En juillet dernier, le gouvernement annonçait une baisse uniforme de 5 €uros sur l’Aide Personnalisée au Logement. Face au tollé provoqué par cette annonce, le gouvernement appelait l’ensemble des bailleurs à répercuter la baisse de 5 €uros sur leurs loyers. Les bailleurs du logement privé ont répondu par une fin de non-recevoir. Face à ce refus le gouvernement prenait la décision de baisser de façon unilatérale de 50 €uros les loyers des seuls organismes conventionnés du logement social (ESH et OPH).

Si, de prime abord, une baisse des loyers aurait pu apparaitre comme alléchante pour les locataires, cela cache des effets néfastes à terme. Ne nous y trompons pas, c’est l’abandon des programmes de constructions neuves à vocation sociale, c’est l’abandon de la rénovation et de l’entretien et, par voie de conséquence, la précarisation et la ségrégation du parc locatif social. Les premiers à en subir les conséquences seront bien les locataires à revenus modestes.

Malheureusement ces annonces ont été confirmées lors de la présentation du plan logement par le gouvernement. C’est une remise en cause du modèle français du logement social, qui ne figurait pas au programme du candidat Macron, à laquelle s’attaque le gouvernement et pour des raisons budgétaires. Au final, c’est un désengagement de l’Etat par une coupe de 18 milliards d’€uros des allocations logement.
Cette logique budgétaire et le désengagement de l’Etat amènent le gouvernement à laisser au seul secteur marchand la définition de la politique du logement. Si tous les acteurs du logement social rejettent unanimement ce projet de libéralisation, pour autant, ils sont conscients de la nécessité de se réformer pour répondre aux besoins des citoyens mais avec l’Etat et une réelle politique d’aide à la pierre.

Dans l’attente, la FNCB-CFDT se mobilise aux côtés des salariés et des acteurs du logement social.