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La France connait depuis le 9 mars une période de mobilisation contre la loi El Khomri qui crée une situation sociale tendue au bord de la rupture. Il faut également souligner pour être juste que les manifestions sont renforcées par des conflits liées à des négociations sans aucun lien avec la loi EL Khomri (RATP, SNCF, AIR FRANCE Fonction Publique...). Pour ce qui est du fond, les syndicats dits "réformistes", la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et l’UNSA mais aussi la FAGE (syndicat étudiant) ont fait le choix du dialogue social pour contraindre le gouvernement à modifier une version 1 du texte inacceptable puis de peser par l’interpellation des députés sur les débats parlementaires pour continuer à infléchir certains points du texte. Il s’agit notamment de l’encadrement des accords de préservation et développement de l’emploi (article 11), du contrôle des licenciements économiques (article 30), et de la création d’une banque des temps dans le CPA (article 21).

La stratégie CFDT dans la période est claire mais le niveau de tension actuelle et la radicalisation des militants des organisations syndicales rend plus difficile le travail des militants et militantes CFDT qui sont malmenés et parfois insultés parce qu’ils portent et défendent la position CFDT. Ces attitudes sont inacceptables dans une démocratie et doivent être dénoncées.

Dans cette période troublée, les bons résultats CFDT dans les élections qui se sont déroulées dans de grands groupes des Travaux Public (SNEF, INEO, et EIFFAGE ENERGIE) mais aussi dans des secteurs du logement et du travail mécanique du bois sont l’exemple criant de la reconnaissance du syndicalisme CFDT par les salariés.
La CFDT doit assumer haut et fort son syndicalisme car la voie empruntée est toujours celle qui est en phase avec notre conception du syndicalisme et qui nous semble la plus efficace pour apporter des résultats concrets aux salariés.

Rui Portal, Secrétaire Général