Navigation

La version 1 du projet de loi, la CFDT l’a combattu car il comportait des mesures inacceptables notamment la barèmisation des indemnités prudhommales dues en cas de licenciement abusif et l’accroissement du pouvoir unilatéral des employeurs.
L’action déterminée de la CFDT, avec d’autres organisations syndicales et la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), a conduit le gouvernement à repousser au 24 mars la présentation du projet de loi prévue le 9. Pendant cette période les organisations syndicales, patronales et de jeunesse ont été à nouveau entendues ce qui a permis à la CFDT de demander le retrait des mesures inacceptables et un rééquilibrage du texte.


L’action syndicale CFDT pendant cette période, grâce à son rapport de force et ses propositions concrètes, a permis de peser sur la réécriture du texte du projet de loi « travail » qui devient désormais porteur de progrès pour les salariés et les jeunes.
Pour les secteurs de la construction et du bois, la mise en place du Compte Personnel Activité (CPA) constitue une avancée sociale importante notamment avec l’intégration du Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité (C3P) qui permettra une bonne fois pour toute de mettre un terme au lobbying outrancier d’une partie du patronat qui n’a toujours pas digéré sa création.


Pour autant, La CFDT ne donne pas un chèque en blanc au gouvernement. Nous resterons donc mobilisés jusqu’à l’issue du débat parlementaire pour que les modifications obtenues dans la version 2 du projet de loi, soient effectives et que le texte soit encore amélioré pour les salariés en particulier sur les conditions des licenciements économiques et les accords de préservation de l’emploi.

Notre syndicalisme n’est pas naïf, à ce jour nous savons que rien n’est acquis. C’est pourquoi la CFDT doit rester et restera vigilante !


Rui Portal, Secrétaire Général FNCB-CFDT