Navigation



La lutte contre le dérèglement climatique se jouera aussi dans les entreprises. La nouvelle loi climat et résilience, promulguée en août de cette année, ajoute désormais l’environnement comme sujet sur lequel les entreprises (d’au moins 50 salariés) devront informer et consulter les représentants du personnel. Particulièrement sur les conséquences environnementales de leurs décisions concernant leur modèle de production et de travail. Sur le papier, c’est bien entendu un nouveau signal fort envoyé par le législateur pour impliquer toute la société civile dans ce combat essentiel pour notre avenir.

Cette loi, qui reprend une partie des 146 propositions de la convention citoyenne pour le climat, succède aux lois de 2003, 2009 et 2013 qui octroyaient déjà des attributions environnementales pour les collectifs de représentants des salariés, avec une application concrète trop limitée pour l’instant dans la réalité concrète et les priorités des entreprises.
Cette nouvelle loi entre dans le cadre de l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030.

Est-t-elle à la hauteur des enjeux et de ces objectifs ?


Comme vous le lirez dans notre dossier spécial que nous y consacrons dans ce numéro, cette loi n’offre pas toutes les garanties d’un impact suffisant sur le comportement des entreprises. Mais nous n’avons pas le choix face à l’urgence de la situation.
Il faudra informer nos élus et représentants dans toutes les entreprises concernées pour qu’ils s’emparent de ces nouveaux droits sur les sujets environnementaux. Il faudra aussi, comme le prévoit notre résolution générale, leur donner toutes les clefs pour comprendre les enjeux et pouvoir agir efficacement sur les décisions des entreprises.
Parallèlement au niveau des branches et au niveau confédéral, il faudra continuer à alerter sur nos revendications prioritaires, notamment dans le cadre du pacte de pouvoir de vivre, pour lequel la CFDT vient de présenter 90 propositions avec 63 acteurs de la société civile.


Pour la CFDT, 2 principes sont essentiels :
- Pour réussir, la transition écologique devra être socialement juste et ne pas laisser les plus précaires au bord de la route.
- La solution dans la lutte contre le réchauffement climatique réside dans le passage à un nouveau modèle de société écologique, social et démocratique avec une croissance axée sur le qualitatif humain et environnemental.