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Le logement est-il un sujet uniquement sociétal ou aussi un sujet syndical ?

Pour la Fédération, le congrès de Cherbourg a tranché la question avec dans sa résolution générale « Une alternative syndicale face aux transitions », son alinéa « sécuriser sa mobilité professionnelle » et le point sur « la question du logement ».
Notre résolution nous incite à revendiquer :

  • Un logement décent et adapté qui est indispensable à l’activité professionnelle,
  • Une prise en charge de cette problématique par les équipes en cas d’embauche dans les entreprises, notamment pour les jeunes.

La confédération CFDT et dix-neuf autres organisations ont présenté un pacte du « pouvoir de vivre » qui allie la préoccupation écologique et le progrès social. Ce pacte met en exergue l’absolue nécessité de garantir l’accès à un logement digne pour tous

Nous devons dès aujourd’hui passer du dire au faire et c’est le sens du plan d’action validé par le Conseil Fédéral de décembre 2019.
Bien souvent, les salariés ne connaissent pas leurs droits ou n’y ont pas recours. L’information des adhérents et des militants doit être une priorité.
Pour cela, la FNCB produira deux guides du « Droit au logement » et organisera une présentation de ces guides à l’occasion d’une journée du droit au logement. Ainsi, les militants pourront s’approprier ce thème et en faire un sujet de développement syndical.

La FNCB-CFDT vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2020.

Pour un syndicalisme concret, toujours plus proche des salariés.

La réforme des retraites présentée par le 1er ministre prévoit la mise en place d’un âge d’équilibre à 64 ans qui s’appliquera progressivement dès 2022. Par ailleurs, la réforme n’intègre pas tous les critères de pénibilité qui affectent bon nombre de salariés de nos branches notamment ceux exclus du Compte de Prévention Pénibilité (C2P).

Comment accepter de pénaliser celles et ceux qui commencent à travailler tôt et/ou qui subissent une usure prématurée qui réduit leur espérance de vie à la retraite.

Ce recul social est inadmissible ! L’âge d’équilibre à 64 ans doit être supprimé et les facteurs de pénibilité concernant les manutentions de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques doivent être pris en considération avec une rétroactivité.

Nous réaffirmons notre volonté d’une réforme qui instaure un système universel juste et solidaire.

Le nouveau système ne doit pas impacter le dispositif des carrières longues, et doit attribuer des points de pénibilité pour les salariés exposés aux quatre critères de pénibilité qui ont été enlevés en 2018 du compte professionnel de prévention via les ordonnances « Macron » .

La Fédération Construction et Bois CFDT appelle l’ensemble des salarié.e.s de son champ professionnel : Bâtiment et Travaux Publics, filière Matériaux de construction, Ameublement, CFA-BTP, Architecte, Equipement Thermique et Génie Climatique, Menuiseries industrielles, Travail Mécanique du Bois, Entreprises Sociales de l’Habitat… à se mobiliser et à faire grève dans toute la France.

Pascal, né en 1967, qui a commencé à travailler à 18 ans dans le BTP, pensait partir à 62 ans avec une retraite complète en 2029. Eh non !!! Il devra choisir entre travailler deux ans de plus pour rien jusqu’en 2031, ou partir quand même avec une pension réduite de 10%.

MARDI 17 DECEMBRE : TOUTES ET TOUS EN GREVE CONTRE L’INJUSTICE
ET POUR UN REGIME DE RETRAITE JUSTE !

Les élections européennes sont terminées et les nouveaux parlementaires vont devoir se mettre au travail pour construire l’Europe que nous voulons. À l’issue de ce scrutin, plusieurs résultats ont déjoué les pronostics. D’abord la participation, qui a été de presque 10 points supérieure aux dernières élections européennes et qui a renversé la tendance observée depuis le début des élections européennes en 1979. La poussée des écologistes est également remarquable même si elle n’atteint pas le score qu’avait réalisé la liste emmenée par Daniel COHN BENDIT à l’avant dernier scrutin. Enfin 3ème surprise, cette fois pour le parlement européen, car celui-ci ne sera plus dominé par les 2 partis PPE et SD, ce qui conduira à des jeux d’alliance différents de ceux que l’on a connu.

Le 26 mai prochain, les citoyens français seront appelés à voter pour les députés qu’ils enverront au parlement de l’Union Européenne.

L’Europe est à un tournant. Face à la montée des nationalismes qui menacent la construction de l’Europe, mais aussi face aux décisions qui privilégient souvent les libertés économiques au détriment des conditions sociales, il est urgent que l’Europe entende la voix des citoyens pour une Europe plus sociale. C’est en ce sens que la FNCB agit dans les Comités d’Entreprise Européens et dans la FETBB au quotidien. C’est également sous l’impulsion de la Confédération Européenne des Syndicats que la commission européenne a adopté le socle européen des droits sociaux.

Mais c’est aussi parce qu’aujourd’hui plus qu’hier les enjeux sont globaux et conditionneront la vie des citoyens de l’UE et du monde entier : Transition écologique, politique de migration, politique fiscale, traités commerciaux transcontinentaux… autant de sujets sur lesquels les États ne peuvent pas apporter une réponse seule mais sur lesquels l’Europe peut donner une impulsion.

C’est pour relever tous ces défis que les citoyens doivent se mobiliser le 26 mai prochain car le risque majeur de ces élections est l’abstention. Elle a atteint presque 60% en 2014 alors qu’elle n’était que de 39% en 1979, date des premières élections.
Votez massivement le 26 mai prochain.

La transition écologique a d’un seul coup occupé le devant de la scène en fin d’année, faisant apparaître la nécessité de la combiner avec un accompagnement et une transformation sociale, car il n’est pas de changement sans une adhésion de la population.

La FNCB-CFDT a rappelé lors du Conseil National Confédéral d’octobre que l’équilibre des nations mais aussi de l’humanité est bien fragile, menacé qu’il est en ce moment par les réflexes nationalistes sur l’ensemble de la planète, par l’irresponsabilité de certains dirigeants face au réchauffement climatique et par des populations entières qui souffrent déjà des changements climatiques et qui ne manqueront pas de demander des comptes.

Modestement la FNCB peut apporter sa contribution à un nouveau modèle de société « écologique ». Tous nos secteurs sont concernés, par leur capacité à concevoir des nouveaux produits, à innover dans les technologies, à changer les procédés de fabrication, et enfin à peser pour la prise en compte des problèmes sociaux soulevés, notamment en matière de logement.
Dans toutes les branches nous devons solliciter des études d’impact sur la transition écologique, engager une réflexion sur les incidences (bénéfiques) pour l’emploi, agir par la formation professionnelle pour la mutation des emplois, exercer du lobbying avec les autres partenaires sociaux pour une transition écologique efficace et juste.


La directive sur l’Efficacité Energétique des bâtiments, adoptée par le parlement européen en mai 2018 doit être transposée en droit français avant mai 2020. Transformons là en une chance pour les salariés de nos secteurs !

Jean-Michel Gillet, Secrétaire National

En 18 mois de négociations, la CFDT s’est battue pour défendre les intérêts des ouvriers du bâtiment et a obtenu des avancées innovantes et a signé les nouvelles conventions collectives du bâtiment qui permettent aux salariés d'obtenir:

  • Calcul de l’indemnité de petit déplacement sur la base des kilomètres réels et non plus à vol d’oiseau.
  • Possibilité de négocier des zones concentriques supplémentaires en région pour réduire l’amplitude des journées de travail et obtenir enfin un paiement pour les Kilomètres parcourus entre la zone 5 et le grand déplacement.
  • Prise en compte du risque routier pour déclencher le grand déplacement.

Ces améliorations permettront de mieux indemniser les salariés de la contrainte subie par le trajet quotidien mais aussi de lutter contre le risque routier car c’est en effet la 2ème cause de mortalité dans le Bâtiment !

  • Amélioration de la majoration des travaux exceptionnels de nuit : La majoration à 100% des heures débutera à 20h et non 21h comme prévu par la loi.
  • La CFDT voulait aussi et suite aux ordonnances MACRON empêcher les entreprises à mettre en place des accords moins favorable que la négociation nationale et sur 4 points. Objectif atteint : 3 thèmes sur 4 sont verrouillés (primes pour travaux dangereux et insalubres, droit syndical et parcours des élus, prévention de la pénibilité). Le 4ème sera négocié au cours du second semestre 2018 (insertion et maintien des personnes handicapées).

Si d’autres points positifs ont été intégrés, par contre la partie employeurs a réussi à faire augmenter le contingent d’heures supplémentaires annuel à 300h. Si la CFDT n’a pu contrer cette demande, les employeurs ont encore la possibilité de l’augmenter par accord d’entreprise. Par conséquent la CFDT demande à tous ses militants de ne pas aller vers d’autres augmentation.
La CFDT regrette ce point mais c’est le compromis de cette négociation qui a permis aussi d’obtenir ces nouvelles avancées.

Soucieuse de l’intérêt des ouvriers du bâtiment, la CFDT a donc pris ses responsabilités et a décidé de signer ces nouvelles conventions collectives nationales ouvriers.

Par contre la CFDT n’a pas signé l’avenant sur la convention ETAM qui relève aussi à 300h le contingent annuel d’heures supplémentaires. Cet avenant ne faisant pas partie de la négociation et aucune contrepartie patronale n’ayant pu être obtenue, la CFDT n’a pas signé ce document.

Convention Collective Nationale des Ouvriers du Bâtiment plus de 10 salariés
Convention Collective nationale des Ouvriers du Bâtiment jusqu'à 10 salariés

Les réformes de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue, la reprise économique dans le secteur, les nouveaux rôles confiés aux régions, sont autant de facteurs qui vont impacter l’évolution de la formation par l’apprentissage dans les secteurs d’activités de la construction et du bois.

Le désengagement des entreprises et des jeunes pour les formations traditionnelles doit conduire les partenaires sociaux à réorienter la formation dans nos secteurs d’activité vers les besoins des entreprises en matière de compétences et de fait vers le développement de formations accédant à des titres professionnels qui permettront une meilleure insertion dans la vie active notamment pour le niveau V.

Les branches de l’ameublement et des carrières et matériaux s’appuient sur des CFA gérés directement par les Chambres patronales dans le cadre d’organismes privés (écoles ou CFA). Quant aux géomètres, ou aux topographes, ils s’appuient sur l’Education Nationale notamment pour les formations de niveau III.

Dans le secteur du BTP, 67500 apprentis sont organisés dans 118 CFA dont 77 CFA gérés par des associations régionales paritaires gérées par les organisations syndicales et les organisations patronales.
3200 salariés forment à 27 métiers du BTP, sur un panel de 100 diplômes du niveau V au niveau I, avec un taux de réussite de 80% aux examens.
De 2008 à 2017, le nombre de contrats d’apprentissage a baissé globalement de 33% mais pas de façon uniforme :
• Baisse de 50,5% sur les niveaux V (CAP-BEP-Mentions complémentaires)
• Baisse de 3,7% sur les niveaux IV (BP – Bac Pro)
• Augmentation de 207% sur les niveaux supérieurs (Niveau III – II et I).
Le désengagement, à la fois des entreprises et des jeunes du niveau V (formations traditionnelles du BTP) est très net depuis plusieurs années.
Cela génère des difficultés pour les CFA du Réseau. C’est pourquoi les partenaires sociaux ont décidé en 2014 d’élargir le champ d’activité du Réseau CCCA-BTP en l’orientant aussi vers la Formation Professionnelle Continue.

La prochaine réforme sur l’apprentissage va également impacter le fonctionnement de ce réseau à travers le financement au contrat. Cela va induire des difficultés conjoncturelles et organisationnelles pour les CFA de petites tailles dont le financement sera directement lié à l’activité des entreprises (fort risque de mise en place d’un seuil de rentabilité contrairement à la volonté de proximité pour les entreprises et les jeunes qui jusqu’alors était privilégiée).

 

Bonne année, bonne santé ! C’est sans nul doute le message que chacun aura reçu le plus le 1er janvier 2018. Eh oui, la santé - et la bonne santé - est le souhait de tous les citoyens mais aussi des travailleurs de ce pays. La FNCB-CFDT, quant à elle, agit toute l’année pour la santé de tous. C’est l’esprit de l’action portée tout au long de l’année passée avec son réseau Référents-Santé-Sécurité et avec tous les mandatés STT, mandatés OPPBTP et mandatés CTN.

L’année 2017 a été forte en soubresauts avec de mauvaises nouvelles notamment le détricotage du Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité (C3P). La FNCB-CFDT ne le dira jamais assez, voilà une situation injuste pour nos secteurs et particulièrement pour les salariés du BTP.


L’année 2017 a aussi été porteuse de bonnes nouvelles avec un retour en force de l’Europe. Laquelle, après des années d’immobilisme, a rouvert la discussion sur la directive "Cancérogènes". Une occasion que la FNCB a su saisir au vol, de par son engagement au groupe de coordination santé et sécurité de la Fédération Européenne des Travailleurs du Bâtiment et du Bois (FETBB) mais aussi sa participation au premier séminaire européen "Perspectives and Challenges of the Woodworking". Pour la FNCB-CFDT, ce séminaire a été l’occasion de débattre pour une première fois devant la Confédération Européenne des Industries du Bois (CEI-Bois) sur le risque "formaldéhyde" et sur les poussières de bois. La FNCB, par l’intermédiaire d'un militant et salarié d’une menuiserie, a permis de démontrer que la VLEP (Valeur Limite d'Exposition Professionnelle) de 1 mg/m3 sur les poussières de bois n’est pas une chimère française et que cela passe par une prévention partagée par tous, employeurs et salariés.


Voilà à notre sens l’esprit qui devra nous guider en 2018 pour avancer sur la santé et les conditions de travail en France et en Europe et au final démontrer que la prévention est une nécessité et une source de compétitivité.

La FNCB-CFDT vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2018 et souhaite à toutes et à tous de très bonnes fêtes de fin d'année.