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Le 26 mai prochain, les citoyens français seront appelés à voter pour les députés qu’ils enverront au parlement de l’Union Européenne.

L’Europe est à un tournant. Face à la montée des nationalismes qui menacent la construction de l’Europe, mais aussi face aux décisions qui privilégient souvent les libertés économiques au détriment des conditions sociales, il est urgent que l’Europe entende la voix des citoyens pour une Europe plus sociale. C’est en ce sens que la FNCB agit dans les Comités d’Entreprise Européens et dans la FETBB au quotidien. C’est également sous l’impulsion de la Confédération Européenne des Syndicats que la commission européenne a adopté le socle européen des droits sociaux.

Mais c’est aussi parce qu’aujourd’hui plus qu’hier les enjeux sont globaux et conditionneront la vie des citoyens de l’UE et du monde entier : Transition écologique, politique de migration, politique fiscale, traités commerciaux transcontinentaux… autant de sujets sur lesquels les États ne peuvent pas apporter une réponse seule mais sur lesquels l’Europe peut donner une impulsion.

C’est pour relever tous ces défis que les citoyens doivent se mobiliser le 26 mai prochain car le risque majeur de ces élections est l’abstention. Elle a atteint presque 60% en 2014 alors qu’elle n’était que de 39% en 1979, date des premières élections.
Votez massivement le 26 mai prochain.

La transition écologique a d’un seul coup occupé le devant de la scène en fin d’année, faisant apparaître la nécessité de la combiner avec un accompagnement et une transformation sociale, car il n’est pas de changement sans une adhésion de la population.

La FNCB-CFDT a rappelé lors du Conseil National Confédéral d’octobre que l’équilibre des nations mais aussi de l’humanité est bien fragile, menacé qu’il est en ce moment par les réflexes nationalistes sur l’ensemble de la planète, par l’irresponsabilité de certains dirigeants face au réchauffement climatique et par des populations entières qui souffrent déjà des changements climatiques et qui ne manqueront pas de demander des comptes.

Modestement la FNCB peut apporter sa contribution à un nouveau modèle de société « écologique ». Tous nos secteurs sont concernés, par leur capacité à concevoir des nouveaux produits, à innover dans les technologies, à changer les procédés de fabrication, et enfin à peser pour la prise en compte des problèmes sociaux soulevés, notamment en matière de logement.
Dans toutes les branches nous devons solliciter des études d’impact sur la transition écologique, engager une réflexion sur les incidences (bénéfiques) pour l’emploi, agir par la formation professionnelle pour la mutation des emplois, exercer du lobbying avec les autres partenaires sociaux pour une transition écologique efficace et juste.


La directive sur l’Efficacité Energétique des bâtiments, adoptée par le parlement européen en mai 2018 doit être transposée en droit français avant mai 2020. Transformons là en une chance pour les salariés de nos secteurs !

Jean-Michel Gillet, Secrétaire National

En 18 mois de négociations, la CFDT s’est battue pour défendre les intérêts des ouvriers du bâtiment et a obtenu des avancées innovantes et a signé les nouvelles conventions collectives du bâtiment qui permettent aux salariés d'obtenir:

  • Calcul de l’indemnité de petit déplacement sur la base des kilomètres réels et non plus à vol d’oiseau.
  • Possibilité de négocier des zones concentriques supplémentaires en région pour réduire l’amplitude des journées de travail et obtenir enfin un paiement pour les Kilomètres parcourus entre la zone 5 et le grand déplacement.
  • Prise en compte du risque routier pour déclencher le grand déplacement.

Ces améliorations permettront de mieux indemniser les salariés de la contrainte subie par le trajet quotidien mais aussi de lutter contre le risque routier car c’est en effet la 2ème cause de mortalité dans le Bâtiment !

  • Amélioration de la majoration des travaux exceptionnels de nuit : La majoration à 100% des heures débutera à 20h et non 21h comme prévu par la loi.
  • La CFDT voulait aussi et suite aux ordonnances MACRON empêcher les entreprises à mettre en place des accords moins favorable que la négociation nationale et sur 4 points. Objectif atteint : 3 thèmes sur 4 sont verrouillés (primes pour travaux dangereux et insalubres, droit syndical et parcours des élus, prévention de la pénibilité). Le 4ème sera négocié au cours du second semestre 2018 (insertion et maintien des personnes handicapées).

Si d’autres points positifs ont été intégrés, par contre la partie employeurs a réussi à faire augmenter le contingent d’heures supplémentaires annuel à 300h. Si la CFDT n’a pu contrer cette demande, les employeurs ont encore la possibilité de l’augmenter par accord d’entreprise. Par conséquent la CFDT demande à tous ses militants de ne pas aller vers d’autres augmentation.
La CFDT regrette ce point mais c’est le compromis de cette négociation qui a permis aussi d’obtenir ces nouvelles avancées.

Soucieuse de l’intérêt des ouvriers du bâtiment, la CFDT a donc pris ses responsabilités et a décidé de signer ces nouvelles conventions collectives nationales ouvriers.

Par contre la CFDT n’a pas signé l’avenant sur la convention ETAM qui relève aussi à 300h le contingent annuel d’heures supplémentaires. Cet avenant ne faisant pas partie de la négociation et aucune contrepartie patronale n’ayant pu être obtenue, la CFDT n’a pas signé ce document.

Convention Collective Nationale des Ouvriers du Bâtiment plus de 10 salariés
Convention Collective nationale des Ouvriers du Bâtiment jusqu'à 10 salariés

Les réformes de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue, la reprise économique dans le secteur, les nouveaux rôles confiés aux régions, sont autant de facteurs qui vont impacter l’évolution de la formation par l’apprentissage dans les secteurs d’activités de la construction et du bois.

Le désengagement des entreprises et des jeunes pour les formations traditionnelles doit conduire les partenaires sociaux à réorienter la formation dans nos secteurs d’activité vers les besoins des entreprises en matière de compétences et de fait vers le développement de formations accédant à des titres professionnels qui permettront une meilleure insertion dans la vie active notamment pour le niveau V.

Les branches de l’ameublement et des carrières et matériaux s’appuient sur des CFA gérés directement par les Chambres patronales dans le cadre d’organismes privés (écoles ou CFA). Quant aux géomètres, ou aux topographes, ils s’appuient sur l’Education Nationale notamment pour les formations de niveau III.

Dans le secteur du BTP, 67500 apprentis sont organisés dans 118 CFA dont 77 CFA gérés par des associations régionales paritaires gérées par les organisations syndicales et les organisations patronales.
3200 salariés forment à 27 métiers du BTP, sur un panel de 100 diplômes du niveau V au niveau I, avec un taux de réussite de 80% aux examens.
De 2008 à 2017, le nombre de contrats d’apprentissage a baissé globalement de 33% mais pas de façon uniforme :
• Baisse de 50,5% sur les niveaux V (CAP-BEP-Mentions complémentaires)
• Baisse de 3,7% sur les niveaux IV (BP – Bac Pro)
• Augmentation de 207% sur les niveaux supérieurs (Niveau III – II et I).
Le désengagement, à la fois des entreprises et des jeunes du niveau V (formations traditionnelles du BTP) est très net depuis plusieurs années.
Cela génère des difficultés pour les CFA du Réseau. C’est pourquoi les partenaires sociaux ont décidé en 2014 d’élargir le champ d’activité du Réseau CCCA-BTP en l’orientant aussi vers la Formation Professionnelle Continue.

La prochaine réforme sur l’apprentissage va également impacter le fonctionnement de ce réseau à travers le financement au contrat. Cela va induire des difficultés conjoncturelles et organisationnelles pour les CFA de petites tailles dont le financement sera directement lié à l’activité des entreprises (fort risque de mise en place d’un seuil de rentabilité contrairement à la volonté de proximité pour les entreprises et les jeunes qui jusqu’alors était privilégiée).

 

Bonne année, bonne santé ! C’est sans nul doute le message que chacun aura reçu le plus le 1er janvier 2018. Eh oui, la santé - et la bonne santé - est le souhait de tous les citoyens mais aussi des travailleurs de ce pays. La FNCB-CFDT, quant à elle, agit toute l’année pour la santé de tous. C’est l’esprit de l’action portée tout au long de l’année passée avec son réseau Référents-Santé-Sécurité et avec tous les mandatés STT, mandatés OPPBTP et mandatés CTN.

L’année 2017 a été forte en soubresauts avec de mauvaises nouvelles notamment le détricotage du Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité (C3P). La FNCB-CFDT ne le dira jamais assez, voilà une situation injuste pour nos secteurs et particulièrement pour les salariés du BTP.


L’année 2017 a aussi été porteuse de bonnes nouvelles avec un retour en force de l’Europe. Laquelle, après des années d’immobilisme, a rouvert la discussion sur la directive "Cancérogènes". Une occasion que la FNCB a su saisir au vol, de par son engagement au groupe de coordination santé et sécurité de la Fédération Européenne des Travailleurs du Bâtiment et du Bois (FETBB) mais aussi sa participation au premier séminaire européen "Perspectives and Challenges of the Woodworking". Pour la FNCB-CFDT, ce séminaire a été l’occasion de débattre pour une première fois devant la Confédération Européenne des Industries du Bois (CEI-Bois) sur le risque "formaldéhyde" et sur les poussières de bois. La FNCB, par l’intermédiaire d'un militant et salarié d’une menuiserie, a permis de démontrer que la VLEP (Valeur Limite d'Exposition Professionnelle) de 1 mg/m3 sur les poussières de bois n’est pas une chimère française et que cela passe par une prévention partagée par tous, employeurs et salariés.


Voilà à notre sens l’esprit qui devra nous guider en 2018 pour avancer sur la santé et les conditions de travail en France et en Europe et au final démontrer que la prévention est une nécessité et une source de compétitivité.

La FNCB-CFDT vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2018 et souhaite à toutes et à tous de très bonnes fêtes de fin d'année.

En juillet dernier, le gouvernement annonçait une baisse uniforme de 5 €uros sur l’Aide Personnalisée au Logement. Face au tollé provoqué par cette annonce, le gouvernement appelait l’ensemble des bailleurs à répercuter la baisse de 5 €uros sur leurs loyers. Les bailleurs du logement privé ont répondu par une fin de non-recevoir. Face à ce refus le gouvernement prenait la décision de baisser de façon unilatérale de 50 €uros les loyers des seuls organismes conventionnés du logement social (ESH et OPH).

Si, de prime abord, une baisse des loyers aurait pu apparaitre comme alléchante pour les locataires, cela cache des effets néfastes à terme. Ne nous y trompons pas, c’est l’abandon des programmes de constructions neuves à vocation sociale, c’est l’abandon de la rénovation et de l’entretien et, par voie de conséquence, la précarisation et la ségrégation du parc locatif social. Les premiers à en subir les conséquences seront bien les locataires à revenus modestes.

Malheureusement ces annonces ont été confirmées lors de la présentation du plan logement par le gouvernement. C’est une remise en cause du modèle français du logement social, qui ne figurait pas au programme du candidat Macron, à laquelle s’attaque le gouvernement et pour des raisons budgétaires. Au final, c’est un désengagement de l’Etat par une coupe de 18 milliards d’€uros des allocations logement.
Cette logique budgétaire et le désengagement de l’Etat amènent le gouvernement à laisser au seul secteur marchand la définition de la politique du logement. Si tous les acteurs du logement social rejettent unanimement ce projet de libéralisation, pour autant, ils sont conscients de la nécessité de se réformer pour répondre aux besoins des citoyens mais avec l’Etat et une réelle politique d’aide à la pierre.

Dans l’attente, la FNCB-CFDT se mobilise aux côtés des salariés et des acteurs du logement social.

Par Bureau national de la CFDT

Le Conseil des ministres vient d’adopter les ordonnances réformant le code du Travail. Loin des intentions annoncées sur la modernisation du code du Travail et du dialogue social, ces textes font la part trop belle aux poncifs libéraux et aux revendications patronales sur la flexibilité. Ce n’est pas une réponse adaptée à la lutte contre le chômage.

Pour la première fois depuis plus de huit ans après le début de la crise des subprimes, la croissance semble redémarrer … 
Le secteur de la construction qui est un pilier important de l’économie française, voit depuis début 2017 une nette amélioration de son activité économique et ce principalement dans le secteur du bâtiment. 
Ce contexte de reprise économique, tant attendu, constitue une des conditions essentielles dans notre modèle économique pour créer de l’emploi et faire reculer le chômage.

Mais cette rentrée estivale est dominée par la réforme du code du travail et la rédaction des ordonnances. Une réforme du code du travail voulue et annoncée dans sa campagne par le Président de la République pour relancer l’emploi et renforcer le dialogue social.
Pour ce qui est des effets d’une telle réforme sur l’emploi, nous savons déjà qu’il n’y a pas de corrélation entre les deux. La CFDT l’a d’ores et déjà rappelé à maintes reprises. Pour ce qui est du renforcement du dialogue social, la CFDT se doit d’être attentive et soucieuse à regarder comment renforcer le dialogue social notamment dans les entreprises de moins de 300 salariés.
Aujourd’hui, le contenu des ordonnances est connu et l’équilibre entre plus de flexibilité et plus de sécurité n’est pas garanti. Pour ma part, j’espère que la vision du président Macron du renforcement du dialogue social coïncide avec celle de la CFDT.

En France, le syndicalisme souffre des procès à répétition de manque de légitimité. Sa place dans les entreprises mais aussi en tant que corps intermédiaire dans la société civile est encore trop souvent remise en cause. La présence du syndicalisme dans de nombreuses entreprises provoque des allergies à de nombreux employeurs car il est considéré comme engendrant de la conflictualité. Combien de fois peut-on encore entendre des employeurs dire, « il n’y a pas besoin de syndicats dans mon entreprise, moi je suis proche de mes salariés et on se parle… ». Or, il suffit de constater que la majorité des procédures au Conseil de Prud’hommes concernent des salariés et des entreprises sans présence syndicale. La raison est donc probablement ailleurs et au-delà de la simple question de la présence du syndicalisme dans les entreprises…

La liberté syndicale est indispensable dans une société démocratique. Elle permet à tout individu de défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et d’adhérer au syndicat de son choix hors de tout contrôle de l’employeur. Cette liberté, de nombreux militants syndicaux la paye au prix de leur vie dans de nombreuses régions du monde.

Aujourd’hui, une partie des mesures annoncées dans la réforme du code du travail ne conviennent pas à la CFDT. Notre terrain d’action dans les années à venir sera les entreprises pour répondre à cette question récurrente posée par de nombreux salariés : à quoi ça sert d’être adhérent et qu’est-ce que cela m’apporte de plus par rapport aux autres salariés ? Notre légitimité doit reposer sur le nombre de nos adhérents. Il faut convaincre les salariés d’aujourd’hui de l’intérêt d’être « syndiqué », nous devons redonner du sens au syndicalisme d’adhérents !

Rui Portal, Secrétaire Général de la FNCB-CFDT

L’annonce du Premier Ministre sur la modification du compte personnel de prévention de la pénibilité, sur le point de devenir le « compte de prévention », est proprement scandaleuse. Sous le prétexte de répondre à une pseudo-complexité du compte pénibilité, le Premier Ministre, en cédant aux jérémiades des employeurs, va sacrifier des centaines de milliers de salariés usés prématurément par leurs conditions de travail.