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Monsieur le Président de la République,

Vous venez d’être élu par plus de vingt millions de Français qui ont choisi de vous apporter leur voix. Votre élection représente la victoire de la République sur la haine.
Fidèle à ses valeurs, la CFDT a pris toute sa part dans le combat pour faire barrage à l’extrême-droite. Il y a des moments dans l’histoire qui ne supportent pas l’ambiguïté : notre appel à voter pour vous au second tour a été clair.
Les conditions particulières de votre élection vous obligent certes à tenir compte de ceux qui vous ont soutenu, mais aussi de ceux qui ont voté pour vous, non par adhésion à votre programme, mais par rejet du Front National.

SOS Racisme, soutenu par l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF), l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) , le Mouvement Ni Putes Ni Soumises, la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE) et la CFDT appellent à un rassemblement républicain ce lundi 24 avril à 18 heures Place de la République à Paris.

En étant représentative dans toutes les branches de la construction et du bois, la FNCB-CFDT confirme être un acteur incontournable dans les négociations nationales.

Dans le secteur du bâtiment, la CFDT passe de 3ème à 2ème organisation syndicale grâce à une nette progression de 1,70% devant FO qui perd 2,59% en 4 ans. Dans les travaux publics, la CFDT progresse aussi de 0,59% mais reste 3ème dans la branche.

La CFDT est 1ère organisation avec des progressions souvent significatives dans les entreprises d’architecture (+9,44%), le négoce de matériaux (+4,24%), les métreurs vérificateurs (+11,65%), les coopératives HLM (+28,93%), les menuiseries charpentes (+5.63%), les tuiles et briques, le pin maritime en forêt de Gascogne, la fabrication de l’ameublement, l’industrie du camping, la céramique d’art, les panneaux à base de bois, le négoce de bois, les SA HLM.

La CFDT est ainsi 1ère dans 13 secteurs sur 28 des champs professionnels de la construction et du bois, 13 branches dans lesquelles elle peut signer seule en atteignant les 30% de représentativité dont 5 où elle est au-dessus des 50%.

Les résultats publiés ce 31 mars montrent la reconnaissance par les salariés du travail des équipes CFDT.

Depuis maintenant quelques mois, syndicats et employeurs du BTP négocient sur les régimes de prévoyance conventionnelle dans les branches du BTP. Cette négociation fait suite aux évolutions législatives mais aussi au déficit du régime ETAM. Cette négociation qui risque de nous emmener jusqu’en septembre est un sujet important pour la CFDT. 

Les résultats des élections dans les Très Petites Entreprises viennent de tomber. Malheureusement et comme nous pouvions nous y attendre, le premier chiffre à relever est le très faible taux de participation, 7.35%. En obtenant 15,49% des voix, la CFDT reste la 2ème organisation syndicale dans les TPE. Même si l’écart avec la CGT se réduit, nous ne pouvons se satisfaire de cela. La CFDT Construction tient tout de même à remercier les salariés des très petites entreprises qui ont voté pour elle.

Les élections pour élire les représentants des salariés des très petites entreprises sont reportées du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (et jusqu’au 20 janvier pour les départements d’Outre-mer). Cette décision fait suite à un recours judiciaire de la CGT. La CFDT regrette cette décision et craint que ce report provoque une faible participation.

Plus rien n’empêche la mise en œuvre du compte personnel de prévention de la pénibilité sauf peut-être le dogmatisme rétrograde de certains !

Dans les 28 branches de la construction bois, les salariés connaissent bien le sens du mot pénibilité !

Pour les 350 salariés qui perdent leur vie chaque année du fait de mauvaises conditions de travail, pour les salariés seniors qui se retrouvent inaptes du fait de l’usure au travail, la CFDT revendique depuis 2003 une prise en compte de la pénibilité. En 2014, la CFDT s’est félicitée de la création du Compte Personnel de Prévention à la Pénibilité (C3P).

La France connait depuis le 9 mars une période de mobilisation contre la loi El Khomri qui crée une situation sociale tendue au bord de la rupture. Il faut également souligner pour être juste que les manifestions sont renforcées par des conflits liées à des négociations sans aucun lien avec la loi EL Khomri (RATP, SNCF, AIR FRANCE Fonction Publique...). Pour ce qui est du fond, les syndicats dits "réformistes", la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et l’UNSA mais aussi la FAGE (syndicat étudiant) ont fait le choix du dialogue social pour contraindre le gouvernement à modifier une version 1 du texte inacceptable puis de peser par l’interpellation des députés sur les débats parlementaires pour continuer à infléchir certains points du texte. Il s’agit notamment de l’encadrement des accords de préservation et développement de l’emploi (article 11), du contrôle des licenciements économiques (article 30), et de la création d’une banque des temps dans le CPA (article 21).

La Cour des comptes a rendu public, lundi 2 mai 2016, un référé sur les 26 caisses de congés du bâtiment et des travaux publics qui gèrent les deux régimes (chômage intempéries et congés payés), pour le compte de 218 000 entreprises, déclarant environ 1,5 million de salariés. Ce référé, adressé fin février à Michel Sapin, Ministre des Finances, Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Myriam El Khomri, Ministre du Travail, porte sur l’adaptation des paramètres des deux régimes, et notamment l’évolution du régime de congés payés, dont la Cour estime que la nécessité « devrait être remise en question », et assorti de huit recommandations.

La version 1 du projet de loi, la CFDT l’a combattu car il comportait des mesures inacceptables notamment la barèmisation des indemnités prudhommales dues en cas de licenciement abusif et l’accroissement du pouvoir unilatéral des employeurs.
L’action déterminée de la CFDT, avec d’autres organisations syndicales et la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), a conduit le gouvernement à repousser au 24 mars la présentation du projet de loi prévue le 9. Pendant cette période les organisations syndicales, patronales et de jeunesse ont été à nouveau entendues ce qui a permis à la CFDT de demander le retrait des mesures inacceptables et un rééquilibrage du texte.