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Ce ne sont pas nécessairement des opérations spectaculaires qui illustrent les efforts pour l’accompagnement des migrants à l’intégration et à l’emploi sur le territoire.

Rappelons à l’occasion que les migrants ne viennent aucunement concurrencer les travailleurs français, mais ils participent au développement de l’économie à travers la création de nouvelles richesses et, pour l’exemple qui suit, à occuper des emplois qui sont vacants.

 

Le syndicat Construction Bois Côte d’Opale Audomarois, très sensibilisé sur les questions de l’intégration des migrants en raison de sa proximité avec Calais, s’est totalement inscrit dans la démarche initiée par l’OPCA.

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Cette démarche a pu aboutir car elle a permis aussi de réunir tous les acteurs qui, par leurs efforts conjugués et complémentaires (Organisations syndicales et patronales, Pôle Emploi, employeurs, centres de formation, les régions, la Direccte, l’office français de l’immigration et de l’intégration) sont capables d’apporter des réponses concrètes et durables aux questions de migration.

 Ci-dessous le projet en détail, rapporté par Yves LIZZUL JURSE, administrateur CFDT à l’OPCA :

HOPE, comme Espoir,

HOPE pour Hébergement, Orientation et Parcours vers l’Emploi. 4 lettres qui résument un programme de formation qui vise l’emploi et l’autonomie des personnes réfugiées.

CONSTRUCTYS Hauts-de-France [1], comme six autres OPCA [2], s’est engagé dans ce programme dès l’automne. Ainsi, le 14 novembre 2017, 10 réfugiés ont débuté une formation de Coffreur Bancheur à l’AFPA de Lomme. Au même moment, 10 autres réfugiés se sont engagés dans une formation de Constructeur Professionnel en Voirie et Réseaux à l’AFPA de Douai Cantin. 

Âgés de 18 à 38 ans, ils viennent d’Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée. Ils sont en France depuis 2 ou 3 ans et certains ont vécu plusieurs mois dans la jungle de Calais. Les trois premiers mois ont été consacrés à l’apprentissage du français et à la découverte de leur futur métier grâce à 2 semaines de stage dans les entreprises du BTP de la région. Depuis le 8 février 2018, 17 d’entre eux sont embauchés dans le cadre d’un contrat de professionnalisation. Grâce à ce contrat de travail, ils peuvent poursuivre leur formation et apprendre un métier.

Qu’elles soient PME ou filiales de groupes nationaux, les entreprises qui les emploient sont unanimes sur leur motivation, leur implication et leur envie d’apprendre. Certaines ont même relevé un impact très positif sur leurs équipes : l’envie de transmettre leur savoir et de former de nouveaux professionnels du BTP.

Nul doute que cette première opération fera des émules, et dans les prochains mois d’autres réfugiés bénéficieront de nouveau de ce dispositif et intégreront le secteur de la Construction.

 

[1] CONSTRUCTYS Hauts-de-France est géré paritairement et représente en région l’OPCA de la Construction

[2] OPCA : Organisme Paritaire Collecteur Agréé

 

 

HOPE : un dispositif géré par l'Etat

La préfecture du Nord assure la coordination et le suivi du dispositif HOPE. C’est l’OFII, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration qui a recensé les personnes susceptibles de bénéficier du projet HOPE en collaboration avec les structures qui ont en charge l’hébergement des demandeurs d’asile.

HOPE : un parcours tourné vers l’emploi et l’autonomie

Outre l’apprentissage de la langue française et d’un métier « en tension », le programme prévoit l’hébergement et la restauration pendant toute la durée du parcours ainsi que l’accompagnement administratif, social, médical et citoyen.

En 2017, en France, 1000 personnes ont bénéficié du programme HOPE.

La région Hauts-de-France en a accueilli 94, qui se forment aux métiers « en tension », c’est à dire dans les secteurs manquant de main d’œuvre : Coffreur-bancheur, Constructeur Professionnel en Voirie et réseaux, Préparateur de Commande, Employé Commercial Magasin, Agent de Fabrication Industrielle, Conducteur d'installations et de machines automatisées.