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La CFDT Construction et Bois a préparé une déclaration qui sera lue dans toutes les réunions des Instances représentatives du personnel LafargeHolcim organisées entre le 23 avril et le 8 mai, date de l’Assemblée générale des actionnaires.

Le 28 avril est la journée mondiale de la santé sécurité au travail. A cette occasion, les fédérations syndicales mondiales, IndustriAll et l’internationale du Bâtiment et du Bois (IBB) organisent des rassemblements et des actions sur les sites LafargeHolcim du monde entier. Cette journée est l’occasion de rappeler les résultats santé/sécurité désastreux d’une entreprise qui se veut leader mondial du secteur, mais également d’appeler à plus de dialogue social, notamment après l’abandon de la signature de l’accord cadre mondial en janvier dernier.

 

« Le 28 avril est la journée mondiale de la santé sécurité au travail. Nous, militant.e.s de la CFDT Construction et Bois, avons décidé d’adresser un message de soutien aux travailleurs.euses LafargeHolcim du monde entier qui ont subi les conséquences de la politique du groupe et ont payé un lourd tribut. Certain.e.s ont perdu leur emploi, d’autres ont vu leurs conditions de travail dégradées, voire ont payé de leur vie leur travail au sein du groupe. En 2017, 65 personnes ont perdu la vie dans des situations en lien avec l’activité du groupe.

Pour une entreprise qui se veut être leader mondial du secteur, de tels résultats et des politiques sociales si peu ambitieuses sont une honte. Ces résultats sont en partie dus au recours excessif à la sous-traitance. L’affichage d’ambitions en matière RSE ne doit pas rester lettre morte et doit se traduire par de vraies politiques de développement qui bénéficient aux travailleurs.euses. Notamment en matière de santé/sécurité, où ces engagements doivent être concrétisés au plus vite en associant les travailleurs.euses et leurs représentant.es à tous les niveaux (local, national, européen et mondial). Une bonne mesure est une mesure concertée et non pas imposée !

Mais là encore, LafargeHolcim n’a pas envoyé le meilleur des messages en refusant de signer l’accord cadre mondial tel qu’il s’y était engagé en juillet 2017. LafargeHolcim n’a pas justifié ce revirement radical alors que la signature de l’accord avait été annoncée et approuvée par l’Assemblée générale des actionnaires en 2017. L’entreprise a simplement évoqué un changement de sa stratégie d’entreprise avec l’arrivée du nouveau PDG, affirmant que ses arrangements internes actuels suffisent aux exigences de l’entreprise. A nouveau, nous exprimons notre indignation suite à la décision unilatérale de l’entreprise de ne plus signer l’accord-cadre mondial et demandons à LafargeHolcim de s’engager à développer de bonnes relations du travail dans l’ensemble de l’entreprise, et plus particulièrement :

  • De revenir à des relations de travail équitables et à un vrai dialogue social,
  • De signer l’accord-cadre mondial avec les syndicats mondiaux, IndustriALL et l’IBB;
  • De mettre fin au recours abusif de travailleurs.euses sous-traité.e.s et de travailleurs.euses tiers dans l’entreprise;
  • De respecter ses promesses concernant la participation des travailleurs.euses et de leurs représentant.e.s à l’amélioration de la santé et de la sécurité au travail. »