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Les représentant.e.s CFDT se sont battus auprès des salarié.e.s d’ALLIA pendant une année pour maintenir leurs emplois et/ou obtenir des conditions de départ intéressantes. Un plan social a été négocié avec le reclassement de 40 salariés sur le site de Digoin et 23 sur le site de Selles sur Cher.

Bref historique de la situation

Le 17 mai 2016, les dirigeant.e.s d’ALLIA du groupe GEBERIT, basé en Suisse, annonçaient la fermeture de leurs deux sites de production Français de céramiques sanitaires de Digoin et de La Villeneuve-au Chêne qui employaient 256 salarié.e.s. ALLIA Digoin compte 176 employé.e.s. Après un combat juridique et social intense, la procédure de Plan de Sauvegarde de l’Emploi a été suspendue le 16 janvier 2017, en raison d’anomalies. Quelques semaines plus tard, la direction a décidé de revenir sur sa décision de fermer le site de Digoin et de présenter un projet alternatif.

Le plan B, négocié au ministère de l’économie, consiste à transformer Digoin en site à vocation logistique, où 40 salarié.e.s monteront des packs. 23 salarié.e.s de Digoin de Digoin devaient rejoindre le site de Selles-Sur-Cher, mais personne ne sait porter volontaire.
La CFDT a négocié des conditions de départ et d’accompagnement avantageuses pour l’ensemble des salarié.e.s.


Le détail du Plan de Sauvegarde de l’Emploi mis en place.

Des préretraites :

Les salarié.e.s de plus de 55 ans au 1er septembre 2017 peuvent partir en préretraite, s’ils.elles le désirent. En clair, ils.elles partent avec leurs indemnités légales et touchent 70% du salaire brut (soit 82 % du salaire net) jusqu’à ce qu’ils.elles aient rempli leurs annuités. Ils.elles gardent la mutuelle, la prévoyance et la complémentaire retraite. Depuis 7-8 ans, les départs en préretraite sont devenus rarissimes, car ils étaient pris en charge par le public et le privé. Et l’Etat ne mettant plus d’argent, dans cette situation, c'est GEBERIT qui paye tout. Pour la CFDT, il était indispensable de mettre en place une mesure pour les plus de 55 ans. Une soixantaine de personnes sont concernées sur le site de Digoin.

Congés de reclassement :

Les salarié.e.s qui partent sans préretraite ont déjà droit aux indemnités supra légales, soit 24 000€, et légales. Les moins de 50 ans bénéficient de 15 mois de congé de reclassement et les plus de 50 ans de 18 mois. Pendant cette durée, ils.elles touchent 80% du salaire brut. Ils.elles gardent la complémentaire retraite, la mutuelle et la prévoyance. La CFDT précise qu’elle a obtenu pour ceux qui retrouvent un travail qu'ils touchent le reste de la somme du congé de reclassement. Elle leur sera versée sous forme de prime et pourra atteindre jusqu’à six mois de congé.

Formations :

Les salarié.e.s qui créent une entreprise seront aidés à hauteur de 15 000 €. Une somme qui leur sera versée en deux fois après avoir présenté un projet et une projection à trois ans devant un comité de suivi. Les salarié.e.s peuvent bénéficier d’une formation payée par ALLIA jusqu’à 13 000 €. Leur embauche sera également facilitée, ALLIA versant 4 000 € aux entreprises, qui bénéficieront aussi d’un dégrèvement des cotisations sociales. Pascal AUXOUX, Délégué syndical central CFDT d’ALLIA, assure que 48 millions d’euros ont été budgétés par ALLIA pour ce plan social. Il y a déjà des entreprises qui se sont positionnées et ont appelé les ressources humaines d’ALLIA.

Indemnités :

A ALLIA, les salaires de base sont légèrement au-dessus du SMIC, soit 22 000 € bruts annuels. Ce sont des salaires d’ouvrier.es, rapporte la CFDT. Les salaires augmentent avec l’ancienneté. Concernant les indemnités légales, selon les estimations, pour 10 ans de maison, un.e salarié.e de moins de 50 ans partira avec 3 700 € et un.e salarié.e de plus de 50 ans avec 4 600 €. Pour 20 ans d’ancienneté, le tarif se monte avec 9 900 € pour les moins de 50 ans et 11 800 € pour les plus de 50 ans. Les salarié.e.s ayant plus de 30 ans de boutique touchent un chèque de 16 000 € s’ils.elles ont moins de 50 ans et 19 000 € s’ils.elles y ont plus de 50 ans. Les salarié.e.s ayant plus de 40 ans d’ancienneté récupèrent 26 500 €.


Le plan social de Continental avait été qualifié de Rolls-Royce des plans sociaux, celui-ci est au dessus.