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Opposés à la fermeture de deux usines en France, une délégation de salariés de l’entreprise accompagnés par la FNCB CFDT et le SCB CFDT Bourgogne Sud ainsi que des élus locaux et soutenus par le syndicat Suisse UNIA, ont manifesté le 21 octobre dernier, devant le siège de leur actionnaire Suisse « GEBERIT » à Jona en banlieue de Zurich.

257 emplois menacés


Les 400 personnes présentes espèrent infléchir cette décision ou obtenir des garanties sur les 257 emplois menacés. Les sites menacés de fermeture sont ceux de la VILLENEUVE-AU-CHÊNE, en Champagne et de DIGOIN, en Bourgogne.
En 2015, le rachat d’ALLIA par le groupe Suisse GEBERIT avait donné aux salariés l’espoir d’un nouveau départ. Mais en mai 2016, GEBERIT a annoncé la fermeture de ces deux sites industriels.
Cela représente une catastrophe économique pour les territoires concernés puisque 257 personnes vont perdre leur emploi, dont 177 sur le site de DIGOIN. Mais, les salariés, grâce à l’accompagnement de la CFDT, ne se résignent pas et multiplient les actions : ils ont notamment organisé une grande marche dans les rues de DIGOIN cet été et ils ont manifesté sur le parcours du tour de France.

Pour délocaliser sur des sites en Pologne ou au Portugal


Le souhait du groupe est de délocaliser sur des sites qui coûtent moins cher comme en Pologne ou le Portugal.
Une procédure de plan social est actuellement en cours de négociation. Mais le comité central d’entreprise a fait deux recours en justice pour entrave à l’information des salariés à l’encontre des dirigeants français et Suisse du groupe devant le TGI de Melun, le siège d’ALLIA étant situé en Seine et Marne.
UNIA, syndicat Suisse, qui est solidaire avec les travailleurs français, ajoute que le groupe GEBERIT est florissant. Ce dernier a dégagé au 1er semestre un bénéfice net ajusté en progression de 23,6% à 333,2 millions de francs Suisse. Le chiffre d’affaire a augmenté de 13,2% à 1,48 milliard.

Une délégation reçue en Suisse


Lors de cette manifestation, la direction de GEBERIT a reçu une délégation des représentants du personnel ainsi que des autorités politiques locales françaises.
Roman Sidler, chef des médias de GEBERIT déclare, « primo, aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce jour. Deuzio, les usines sont déficitaires. Tertio, les salariés seront parties prenantes de toute décision ». Pour sa part Roland Held, directeur des ressources humaines de GEBERIT déclare « nous prenons leur inquiétude au sérieux ».
Les représentants de GEBERIT ont accepté de transmettre le message à leur filiale française, qui selon eux, garde toute indépendance et se sont dits prêts à envisager une rencontre GEBERIT/ALLIA et les élus.
Christophe Sirugue, Secrétaire d’Etat à l’industrie, a déclaré à France 3 Bourgogne qu’il suivait de près le dossier ALLIA. Il rencontrera tous les intervenants la semaine prochaine. Christophe Sirugue, qui est aussi élu de Saône et Loire a précisé qu’il était à la recherche d’un repreneur dans le cadre de la loi Florange.

L’intersyndicale conduit par le secrétaire du comité central d’entreprise, Pascal Auxoux, également délégué syndical central CFDT, a demandé aux salariés de rester mobilisés. L’action va se poursuivre avec un rassemblement devant le siège d’ALLIA à SAMOREAU en Seine et Marne.