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La réforme des retraites du 20 janvier 2014 a créé le compte pénibilité qui permet d’ouvrir des droits pour les salariés exposés à des travaux pénibles. Il sera pleinement applicable dès 2016.

C’est une victoire pour les salariés et notamment pour ceux du BTP, mais également pour la CFDT qui le réclamait depuis longtemps et qui a défendu bec et ongles sa mise en place effective face aux réticences d’un certain nombre d’employeurs.


La loi a prévu 10 facteurs de pénibilité. Quatre d’entre sont déjà pris en compte depuis le 1er janvier 2015 : le travail en milieu hyperbare, le travail de nuit, le travail en équipes successives alternantes, et le travail avec gestes répétitifs.

Les six autres facteurs de pénibilité, qui seront pris en compte à partir de 2016 et qui sont essentiellement ceux qui concernent les salariés du BTP, sont la manutention manuelle de charges, les postures pénibles (position forcée des articulations), les vibrations mécaniques, les agents chimiques dangereux, le bruit et les températures extrêmes.


Dès lors qu'un salarié est exposé à au moins un facteur de pénibilité (au-delà d’une certaine durée et d’un certain seuil d’intensité fixés par décret), l’employeur doit déclarer ces expositions à la Sécurité sociale qui se charge d’ouvrir un compte. La Sécurité sociale en informe le salarié au plus tard le 30 juin de l’année qui suit celle de l’exposition.