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La CFDT vient de gagner un nouveau procès contre le groupe COLAS qui contestait la désignation d’un représentant de la section syndicale (RSS). Cette victoire s’inscrit dans la suite de autres 3 procès contre COLAS : l’un pour discrimination syndicale envers un Délégué syndical central (DSC) CFDT, un autre concernant les élections où l’employeur n’avait pas respecté son obligation de neutralité et avait privilégié FO et enfin, un concernant la désignation d’une Représentante Syndicale au Comité d’Etablissement dans COLAS Midi Méditerranée. Cette avalanche de décisions judiciaires est à mettre en lien avec la décision de la FNCB de ne laisser passer aucun acte tendant à écarter la CFDT dans groupe BOUYGUES.

La dernière affaire gagnée au Tribunal d’Instance de Rambouillet le 13 octobre concerne la désignation d’un Représentant de la Section Syndicale dans AXIMUM, une filiale de COLAS.
La désignation avait été faite alors que le salarié était sous le coup d’une procédure de licenciement pour « malfaçons dans les travaux ». La direction considérait donc que la désignation était opportuniste et l’a donc contestée. Cependant, il est avéré que le salarié avait, bien avant la lettre de licenciement et la désignation de  représentant de la section syndicale (RSS), participé activement à une grève dans la société et avait même fait partie de la délégation qui avait négocié un accord de substitution. Dès lors, le tribunal a écarté la notion d’opportunité, a donc débouté la société AXIMUM et confirmé que la désignation de  représentant de la section syndicale (RSS) n’était pas frauduleuse.
Cette affaire confirme une fois de plus que la société COLAS et le groupe BOUYGUES en général mènent une guerre sans merci contre la CFDT et privilégient, parfois de façon outrancière le syndicat FO et maintenant la CFTC, beaucoup plus dociles. Cette stratégie peut paraître payante, car elle explique la perte de représentativité de la CFDT dans COLAS et BOUYGUES et effraie souvent les délégués CFDT, las d’être en permanence harcelés, surveillés, discriminés.


Les 4 affaires gagnées doivent sonner comme un encouragement pour toute la CFDT BOUYGUES à ne rien lâcher, à tenir bon et à engager toutes actions juridiques dès lors que le contexte le justifie.
C’est à ce prix et au prix d’une action syndicale de terrain que la CFDT reprendra des couleurs dans le groupe BOUYGUES, notamment chez COLAS qui s’avère être un laboratoire d’une nouvelle donne.