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Communiqué de presse du 16 novembre 2016

C’est sans surprise que la CFDT a accueilli la nouvelle de la plainte de l’ONG Sherpa contre le groupe LafargeHolcim tant les soupçons de relations troubles avec l’Etat islamique pesaient sur le groupe depuis plusieurs mois, ce qui avait valu quelques interpellations des représentants des travailleurs.

Apprendre en plus que les sites ont été insuffisamment protégés, exposant les salariés à des risques vitaux n’est pas pour rassurer la CFDT qui est par ailleurs très critique sur la politique en matière de santé sécurité du nouveau groupe LafargeHolcim. C’est d’ailleurs un sentiment partagé par la fédération européenne et les fédérations mondiales qui constatent que les considérations d’ordre social ne sont pas à la hauteur des ambitions que le nouveau groupe affiche en matière économique et financière.

Malgré un discours et des engagements de la direction LafargeHolcim qui se voulait rassurante à l’issue de la fusion, il y a maintenant 18 mois, les mauvaises nouvelles pleuvent : Mauvaises nouvelles pour l’emploi en raison des réorganisations et des fermetures de sites, mauvaises nouvelles pour la santé sécurité car le nombre de décès dans le monde ne faiblit pas et maintenant mauvaises nouvelles sur la politique du groupe en Syrie. Et dans le même temps, le dialogue social traine des pieds. Il n’y a toujours pas de nouveau Comité d’Entreprise Européen, pas d’Accord Cadre International et pas d’accord mondial sur la santé sécurité.

Il est loin le temps où le groupe Lafarge affichait son ambition d’avoir des représentants du personnel partout, considérant qu’une représentation du personnel était le premier indicateur et le premier révélateur des dysfonctionnements, qu’ils soient d’ordre économique ou sociaux.

Il est grand temps que le groupe se réveille et fasse des conditions de vie et de travail de ses salariés ainsi que du dialogue social son ambition n°1.

pdfCommuniqué FNCB-CFDT : LafargeHolcim, le business avant tout?