Navigation



Il est loin le temps où il suffisait de se parler pour se comprendre entre les représentants de la direction Lafarge et les représentants du Comité d’Entreprise Européen (CEE). Le président du CEE affirmait à l’époque la nécessité d’avoir des représentants du personnel à tous les niveaux afin d’anticiper les conflits et de confronter les intérêts. Désormais, le dialogue social doit se reconstruire, pas à pas et bien souvent dans la douleur avec le groupe LafargeHolcim, dont les dirigeants sont Suisses.

Les relations sociales à la mode suisse sont bien différentes de celles qui se pratiquent en France et le fait que la Suisse ne soit pas dans l’UE ne facilite pas les échanges dès lors que l’on évoque le rôle et les missions du Comité d’Entreprise Européen. A défaut de nouvel accord de CEE, les membres des 2 CEE encore existants doivent mener de front la négociation du nouveau CEE LafargeHolcim mais aussi faire face aux évolutions importantes que le groupe engage suite à la fusion.

Le Groupe Spécial de Négociation (GSN) :

Il a pour fonction de négocier le futur Comité d’entreprise Européen. Certes le document final verra le jour tôt ou tard mais les chemins pour y parvenir sont semés d’embûches. Chaque chapitre est négocié, discuté, et même si la direction LafargeHolcim affiche une volonté de dialogue social, les ambitions sont vite rattrapées par des réflexes de prudence, de résistance dès que les membres du GSN font des propositions.

Il est intéressant de noter, 1 an après la fusion officielle des 2 groupes, que la partie concernant le dialogue social au niveau européen n’a pas encore abouti.


Les évolutions du groupe :

Alors que le nouveau CEE n’est pas encore constitué, les dossiers nécessitant Information et Consultation s’accumulent. Il s’agit des réorganisations en lien avec la réduction d’actifs en Europe, une nouvelle politique d’achat, et la mise en place d’un centre de services partagés en Slovaquie. Sur ces 3 sujets, les membres de 2 CEE existants encore réclament depuis plusieurs mois le démarrage de procédures d’Information et de Consultation. Devant l’attentisme de la Direction, les membres du CEE ont sollicité l’aide d’un avocat et adressé des courriers aux Directions du Travail en Normandie et en Région Parisienne pour que le groupe engage sans tarder les procédures.
Les procédures d’Information et de Consultation ne commenceront pas pendant la période estivale, mais les membres des 2 comités restreints comptent bien sur la réunion commune de juillet pour engager dès le mois de septembre les 3 procédures. A défaut, le bras de fer juridique sera inévitable.