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Face à l’immobilisme de la chambre patronale des Entreprises Sociales de l’Habitat, la CFDT Construction Bois a lancé l’initiative d’un rassemblement national intersyndical le 18 février 2016. Un peu plus de 50 militants CFDT avaient répondu à l’appel.

Les objectifs poursuivis :
- Débloquer le dialogue social dans la branche
- Obtenir la révision de portée limitée de la Convention Collective
- Négocier un accord formation qui permette aux salariés d’être acteurs de leur parcours professionnel.
- Parvenir à une réévaluation des salaires minima de la grille conventionnelle.

La police a refusé que le rassemblement s’effectue devant la Fédération patronale (état d’urgence + deux ambassades dans la rue Lord Byron). En conséquence, c’est sur une petite place située à l’angle de la rue Byron et de la rue de Friedland que les manifestants se sont réunis. Une délégation a été reçue un très court moment par la délégation employeurs.

Déclaration du Président de la fédération patronale : « Compte tenu du contenu du tract CFDT, CGT et UNSA et du mouvement syndical qui s’est tenu ce jour, le calendrier des commissions paritaires pour l’année 2016 est annulé ». Pour lui, ce sont les organisations syndicales, et elles seules, qui sont responsables de l’immobilisme constaté au niveau des dossiers traités en commission paritaire. Le Président de la commission paritaire (CFDT), a rappelé que le toilettage de la convention collective est promis depuis 7 ans par les employeurs et que les propositions des organisations syndicales sont restées sans réponse. Même constat concernant la négociation sur le travail à temps partiel... Enfin, que c’est bien la délégation employeurs qui a décidé de privilégier ces derniers temps la négociation d’un accord FPC au détriment des autres dossiers.

En conséquence, il n’y aura pas de négociations en 2016 !

Les qualificatifs manquent pour qualifier le comportement de la fédération patronale. Bien évidemment, la CFDT n’en restera pas là et prévoit l’envoi d’un courrier au Président de la Fédération des ESH, avec copie aux Ministères du Travail et du Logement.